M.A.G.I.C

Une base de données conçue pour la recherche sur les traditions manuscrites.

M.A.G.I.C (Manuscript’s Archive for Gathering, Indexing and Cataloging) est une application web relationnelle de gestion de corpus manuscrits, co-construit par une médiéviste et un développeur. Il permet de structurer l’ensemble d’une tradition manuscrite : témoins, extraits, éditions critiques, concepts, auteurs, langues, dans un environnement de travail unique et interconnecté.
Il ne transcrit pas. Il ne collationne pas. Il fait ce qu’aucun autre outil ne fait : organiser le corpus avant et autour de ces étapes, de façon relationnelle, portable et analytique.

Le problème que M.A.G.I.C. résout :

La majorité des chercheurs travaillant sur des corpus complexes gèrent leurs données en silos : liste de témoins dans Excel, notes dans Word, références dans Zotero, sans lien entre eux. Les recoupements sont manuels, chronophages.

Les bases institutionnelles (IRHT, Biblissima) sont des ressources de consultation : elles ne sont pas conçues pour accueillir les données de travail d’un chercheur individuel. Les outils de collation (CollateX, Juxta) présupposent un corpus déjà constitué et encodé. Personne ne couvre l’étape d’avant.

M.A.G.I.C. comble cet angle mort. Il s’adresse au chercheur individuel ou à l’équipe restreinte qui a besoin d’un outil clé en main, spécialisé, accessible sans compétences techniques préalables.

Ce que l’outil permet concrètement :

  • Gérer un corpus de dizaines de titres, chacun attesté par plusieurs témoins et sur plusieurs siècles, sans perdre le fil
  • Relier manuscrits, extraits, éditions critiques, concepts et acteurs dans une architecture native
  • Générer des visualisations analytiques (dendrogrammes, graphes radar) directement depuis les données
  • Travailler en latin, français ancien, grec, ces alphabets sont pris en charge nativement
  • Exporter, sauvegarder, partager : les données appartiennent au chercheur

À quoi ressemble M.A.G.I.C en pratique

Tableau de bord M.A.G.I.C pour la gestion de corpus manuscrits

L’accès à M.A.G.I.C. est individuel. Chaque chercheur travaille sur sa propre base de données, son corpus, ses données, son espace. Une équipe dispersée géographiquement, rattachée à des institutions différentes et financée par un projet commun (ANR, ERC…), peut partager une base collective et travailler de façon asynchrone et multi-site. Les laboratoires et grandes structures disposent de leurs propres configurations. Dans tous les cas, les données appartiennent aux chercheurs.

M.A.G.I.C est nativement bilingue français / anglais. Chaque utilisateur bascule d’une langue à l’autre en un clic, sans perdre ses données ni son environnement de travail.

Interface de connexion M.A.G.I.C
Boîte à outils M.A.G.I.C en français

Le tableau de bord centralise la gestion de l’ensemble des entités du corpus : auteurs, manuscrits, extraits, concepts, langues, publications et contributeurs. Les modules sont interconnectés.

En analytique, M.A.G.I.C génère nativement plusieurs types de visualisations de données. Il est possible de les paramétrer à partir des fonctions de tri et de filtrage. Les illustrations sont ensuite exportables facilement pour illustrer les travaux de recherche.

 

Un corpus de démonstration a été créé par mes soins ex nihilo : des données fictives mais réalistes, conçues pour illustrer les capacités de l’outil sans compromettre aucune donnée de recherche et pour servir de support de formation interactif lors des ateliers de groupe.

M.A.G.I.C est un projet co-construit

L’outil est développé par Philippe Vincent via sa structure Agnosaurus Lab. Sans son code, la magie resterait une belle idée ; le développement logiciel est un métier. C’est lui qui a construit l’architecture technique de M.A.G.I.C. : la base de données relationnelle, les modules interconnectés, les visualisations analytiques, le système de sauvegarde et l’interface. Tout ce qui fait que cela tourne. Il en assurera la maintenance et les évolutions sur la durée.

J’ai apporté la logique métier : la traduction des besoins de la recherche en fonctionnalités, la conception de l’architecture de données, l’appui méthodologique parce que même les meilleurs développeurs ne savent pas forcément ce qu’est un stemma codicum. Je porte le déploiement, la formation à l’usage et l’accompagnement des chercheurs car un outil spécialisé mérite un accompagnement par quelqu’un qui connaît le terrain de l’intérieur.

Nous sommes une hydre à deux têtes et c’est exactement pour ça que ça marche.

L’outil est en cours de développement et de test, il n’est pas encore accessible publiquement.